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Quelle technique privilégier pour isoler vos murs ?

On ne le dira jamais assez : une bonne isolation impacte fortement l’efficacité énergétique d’un logement… et le confort de ses habitants. Dans le cas d’une isolation défaillante, les coupables sont peut-être vos murs ! Or à eux seuls, ils peuvent représenter jusqu’à 25 % des pertes énergétiques de votre logement (et même plus de 50 % si les autres parois de votre logement ont été isolées) ! Fignoler leur isolation est donc primordial. Dans le cadre d’une construction comme d’une rénovation, la question de la méthode à adopter se pose alors rapidement : isolation par l’extérieur (ITE) ou isolation par l’intérieur (ITI) ?

Isolation murs : choisir la bonne technique

L’isolation globale d’une construction est fondamentale : toit, murs, plafonds, planchers ou fenêtres doivent ainsi être conçus de façon optimale pour en garantir l’efficacité énergétique, mais aussi le confort de vie.

 

En optimisant votre isolation, vous réaliserez des économies d’énergie substantielles, profiterez d’une habitation confortable, optimale sur le plan thermique et acoustique et augmenterez, au passage, la valeur de votre bien. 

 

De par la surface qu’ils représentent, les murs constituent de façon logique un élément-clé d’une isolation réussie. C’est là que la question de la méthode à appliquer, isolation par l’extérieur ou par l’intérieur, se pose. Le choix de l’une ou l’autre solution se fera en fonction des particularités de la construction, mais aussi de vos critères esthétiques et budgétaires.

Bon à savoir : ITE comme ITI permettent de satisfaire aux exigences de la réglementation RT 2012.

 

 

Isoler vos murs : le point sur l’isolation par l’extérieur (ITE)

 

On appelle isolation par l’extérieur le fait de poser la couche isolante (le « manteau ») sur la face extérieure de la partie à isoler. Lorsqu’il s’agit de l’isolation des murs, ce manteau se pose selon 2 principales techniques :

 

  • l’ITE sous enduit (pose collée, applicable à certains isolants seulement, ou pose calée-chevillée, compatible avec toutes les natures d’isolant),

 

  • l’ITE sous bardage (insertion de l’isolant entre des ossatures en bois ou en métal).
L’ITE présente plusieurs avantages.
 
  • Elle permet d’intervenir à la fois sur l’isolation et, grâce à la grande variété de bardages et d’enduits existants, sur l’embellissement de la façade. Ce qui est très intéressant si cette dernière est à rénover.

 

  • Elle protège directement les murs contre les variations climatiques et conserve leur inertie, un point important pour la valorisation des apports solaires en hiver et le confort d’été en période de canicule.

 

  • Elle traite avec succès les ponts thermiques, ce qui en fait une technique d’optimisation énergétique particulièrement efficace.

 

  • Sa mise en place ne réduit pas votre espace habitable et vous permet de continuer à habiter votre logement durant les travaux.

 

Bon à savoir

On appelle pont thermique un point ou une ligne où l’isolation n’est pas continue, ce qui provoque une importante déperdition de chaleur. C’est le cas, par exemple, des vis de fixation d’une plaque d’isolant, des jonctions entres murs, entre dalle et murs ou encore entre murs et toiture. Et c’est le point de faiblesse de l’isolation le plus complexe à traiter !

 

Pour autant, certains détails ne sont pas à négliger avant de vous décider !

 

L’ITE modifie l’aspect extérieur de la construction et augmente son coefficient d’emprise au sol, ce qui nécessite de se renseigner en amont sur le plan d’urbanisme de votre commune et d’effectuer une déclaration de travaux, voire de demander un permis de construire.

 

Par ailleurs, cette solution risque de ne pas vous convenir si vous souhaitez conserver l’allure originelle de votre habitation, ou encore si celle-ci possède des caractéristiques architecturales fortes et difficiles à isoler par l’extérieur, comme la présence de bow-windows.

 

Enfin, le traitement des ponts thermiques autour des fenêtres (isolation des tableaux et des appuis de fenêtres) réduit légèrement leur surface et donc l’apport de lumière.

Avec un coût « sec » généralement plus élevé que l’ITI, l’ITE des murs se chiffre entre 100 et 180 €/m2 isolé (le prix moyen d’une ITE est de 125 €/m2), selon la spécificité de votre habitation ou encore la nature de l’isolant choisi.
Mais ce coût inclut une façade neuve !

 

 

Quid de l’isolation par l’intérieur (ITI) ?

 

On appelle isolation par l’intérieur le fait de poser la couche isolante à l’intérieur de la surface en question. Cette technique, tout comme l’ITE, vise à améliorer l’isolation thermique et aussi acoustique de votre maison.

 

La qualité de l’isolation dépendra alors du type d’isolant choisi et surtout de la bonne mise en place d’un système d’étanchéité à l’air, une notion centrale pour votre confort, tant thermique qu’acoustique. Concrètement, cela passe par l’installation d’une membrane sur la face « chaude » de l’isolant, c’est-à-dire le côté intérieur.

Sans ce dispositif, votre isolation risque de se dégrader très rapidement du fait de la condensation de l’eau dans l’isolant et/ou sur le mur extérieur. Un point de vigilance particulièrement crucial pour garantir une isolation de qualité et pérenne !  

 

Différentes techniques peuvent être envisagées.

 

  • Le doublage sur ossature métallique : des plaques de plâtre sont vissées sur des rails métalliques. L’ossature permet de tenir les plaques de plâtre et, dans certains cas, de « retenir » l’isolant pendant la pose. L’isolant est alors tenu au mur grâce au système de fixation des rails ou par l’utilisation d’autres dispositifs tels que des agrafes ou des chevilles.

 

  • Le doublage sur ossature en tasseaux de bois : c’est la version écologique du doublage sur ossature métallique. Vous avez le choix entre un isolant conventionnel (laine de verre, laine de roche…) ou, pour un habitat encore plus durable, un isolant biosourcé (laine de bois, chanvre, textiles recyclés, chanvre-lin….).

 

  • L’isolation par doublage collé : cette technique associe, par collage, un isolant et une plaque de plâtre. Le panneau est ensuite directement fixé sur le mur. Si cette solution était largement utilisée dans les années 80-90, du fait notamment de sa rapidité et facilité de mise en place, elle est aujourd’hui plutôt déconseillée, l’étanchéité à l’air n’étant en effet pas des plus optimales.

 

  • L’utilisation d’un isolant projeté tel que la ouate de cellulose (projetée humide), un produit biosourcé qui remporte de plus en plus de succès. Dans cette technique, l’isolant est projeté sur le mur, puis recouvert d’une ossature qui accueillera les plaques de plâtre. L’alternative plus conventionnelle ? Le polyuréthane. Celui-ci présente cependant 2 inconvénients : sa fabrication requiert beaucoup d’énergie et il dégage des vapeurs de cyanure extrêmement toxiques en cas d’incendie. Quel que soit le produit choisi, il est essentiel de bien traiter l’étanchéité à l’air en fixant une membrane sur l’isolation. A noter : pour la ouate, la pose de la membrane ne doit se faire qu’après séchage complet de l’isolant.

 

  • Enfin, la technique d’insufflation consiste à injecter de la ouate sèche dans un caisson formé par la pose d’une membrane ou d’une contre-cloison. Pour garantir une bonne étanchéité à l’air, il faut insuffler la ouate dans le caisson formé par la membrane et poser devant une contre-cloison portant la plaque de parement.
Plus technique à mettre en œuvre que l’ITE, l’ITI s’utilise aussi bien dans le cadre d’une rénovation que d’une construction neuve.

 

Cette technique possède ses propres avantages :

 

  • sa mise en place est relativement aisée et abordable ;

 

  • elle ne modifie pas l’aspect extérieur de votre maison ;

 

  • elle permet de remettre à neuf des revêtements intérieurs vieillissants, l’occasion de changer de décoration ;

 

  • elle permet également de masquer des tuyauteries d’eaux peu esthétiques et de refaire à neuf une installation électrique encastrée.

 

Comme toute technique, l’ITI présente également quelques inconvénients, dont l’arbitrage se fait en fonction de votre projet et de votre budget.

 

  • Sa mise en place réduit légèrement votre surface habitable, un point qui peut être non négligeable en fonction du prix au m² pratiqué dans votre localité.

 

  • Elle impacte votre décoration intérieure, vos installations électriques ou sanitaires, ainsi que l’habitabilité des pièces concernées pendant la durée des travaux.

 

  • Le traitement des ponts thermiques est globalement moins optimal que dans le cas d’une ITE, et impossible dans la plupart des cas.

 

  • L’obtention d’une étanchéité à l’air satisfaisante suppose la pose parfaite d’une membrane d’étanchéité, en complément de l’isolant.
L’ITI étant meilleur marché que l’ITE, comptez entre 70 et 80 €/m² (en intégrant la membrane d’étanchéité).
Pour une pose en double ossature dans les règles de l’art, il vous faudra compter de 90 à 100 € du m².

 

Mais en intégrant les coûts induits, la différence avec l’ITE sera relativement faible : une ITI impose de poser une membrane d’étanchéité à l’air, de modifier le réseau électrique, repeindre les murs, voire de déplacer des radiateurs.

 

 

Quelle que soit la solution pour laquelle vous opterez, vous pouvez, en tant que propriétaire de votre logement et si celui-ci est achevé depuis plus de 2 ans, bénéficier du crédit d’impôt transition énergétique (fixé à 30 % du montant des travaux d’isolation thermique) et de l’éco-prêt à taux zéro (dans le cas d’un bouquet de travaux ou de travaux permettant d’atteindre une performance énergétique globale minimale).

 

Pour cela, il vous faudra faire appel à un professionnel labelisé RGE.

Les matériaux utilisés doivent répondre quant à eux aux normes de la RT2012 et au label BBC-Effinergie afin d’être considérés comme optimaux.

 

 

Alors, ITE ou ITI ? Petite synthèse des avantages et inconvénients de chaque solution

 

Isolation des murs : ITE ou ITI ?

 

 

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